À propos

Depuis l’enfance, j’humanise ce qui me passe entre les mains.

Des branches, des cailloux, des gommes auxquelles je dessinais des visages, des peluches à qui j’inventais des cabanes : j’ai toujours eu besoin de créer un monde parallèle, un territoire intime où l’inanimé devenait vivant.

Après des études de stylisme, j’ai créé un site de mode qui existe depuis près de vingt ans. J’y analyse les tendances, les couleurs, les lignes, les volumes, les équilibres et les silhouettes. Cette attention portée aux formes et aux matières a trouvé un prolongement naturel le jour où j’ai demandé à mon père, potier, de m’apprendre à tourner.

Pendant quatre ans, j’ai pratiqué assidûment, avant de ressentir le besoin de m’éloigner du geste technique pour jouer autrement avec la terre.

Sont alors nées des créatures venues d’ailleurs, nourries par mon amour du monde sous-marin, par les contes de Grimm qui ont bercé mon enfance, par ma fascination pour les galaxies lointaines, les formes mouvantes des nuages, le mouvement des vagues, les couleurs des guimauves et l’intelligence des pieuvres.

Chaque pièce est modelée à la main. Le travail de leur pelage est lent et minutieux, et c’est au fil de cette construction que je fais peu à peu connaissance avec la créature qui apparaît. Souvent, son histoire se dessine à ce moment-là.

Chaque sculpture m’oblige à repartir d’une forme nouvelle, avec ses contraintes, ses équilibres et ses fragilités. Même si les gestes sont maîtrisés, ils doivent à chaque fois s’adapter à une pièce différente. Chaque étape comporte sa part d’incertitude, et le résultat final ne se révèle véritablement qu’au terme du processus. Lorsqu’une sculpture traverse toutes ces étapes, elle porte en elle cette part de risque et d’inconnu qui la rend unique.

Uniques, imparfaites et tendres, elles dessinent les contours d’une tribu nouvelle. La mienne.

— Lise

À l’atelier
Le modelage du pelage, pièce par pièce
À l’atelier
Les émaux et la feuille d’or
À l’atelier
Une créature qui apparaît peu à peu

Photos provisoires : à remplacer par de vraies photos de Lise en train de créer.